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Krokur
le
poème ne se décide pas
Les
jours suivants ont vu satisfait mon vu de proximité :
sans inspiration, contrits par le sac,
ponctués de quelques identifications botaniques,
botryche lunaire, carmine noire.
Je vis que les cailloux mouraient :
un parmi cent éclaté,
haché sur place par le gel (exposé).
Jen ramassai : petit grêlé sur toutes les faces,
ligneux à reflet dargent, contourné dalgues.
Le
sol devenait la demeure de mes pensées :
la distribution des pierres,
les pierres luisant, leur grain,
la lumière boréale diffusée par les mousses.
Sous
mon capuchon, jétais en Islande, en Inde,
en Bolivie, sur mes terres, celles de ladoration,
du constat des sensations,
lorsque la terre et le ciel se joignent dans la chair,
les réserves sen étant allées par une sorte de lassitude, lépuisement
des considérations, la perte de mainmise
sur les mots, des mots sur les concepts,
des concepts sur les observations,
des observations sur la vision,
de la vision sur la perception diffuse de la lumière.
Lorsque
les cailloux, les pas indénombrables
s'inscrivent (sur quel sable intérieur ?)
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