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Sept ans après la fondation de lInstitut international de géopoétique (1989), le président-fondateur Kenneth White proposa à lassemblée générale de 1996 ce quil appela «larchipélisation de lInstitut». Celle-ci impliquait la création, dans divers lieux, dans divers pays, dun réseau de centres, dateliers, etc. (les noms peuvent varier), dans le but à la fois dalléger le poids de ladministration centrale de lIIG, de dynamiser laction associative et de concrétiser localement le travail géopoétique. Avec larchipélisation, lIIG ninaugurait ni sa fin progressive, ni un statut de propriétaire absent, mais une organisation plus complexe, impliquant à la fois ouverture et définition, souplesse et rigueur. Pour quun groupe puisse se constituer en «centre», il suffit que les intéressés se signalent à lIIG en présentant un projet de travail, une esquisse de programme, dans la ligne géopoétique (recherches en poétique, en philosophie, en sciences de la nature, en arts plastiques les possibilités sont nombreuses). Le groupe est alors habilité, éventuellement après discussion avec le président (réorientation du programme par exemple), ou non. Les groupes quels que soient leur dénomination ou leur statut (informel ou association légalement constituée loi 1901 en France, ou équivalent éventuel à létranger), sont affiliés à lInstitut international de géopoétique. Cette affiliation implique un lien moral, une adhésion intellectuelle et une orientation poétique. Précisons, si besoin est, quaffiliation ne signifie pas assujettissement, mais autonomie responsable. La formule «affilié à lInstitut international de géopoétique, fondé par Kenneth White en 1989» doit figurer clairement sur les statuts, ainsi que sur toute correspondance et publication. Ceci, à la fois pour maintenir clairement affirmée et visible la cohérence de lensemble, et pour éviter les amalgames, la confusion, voire les contrefaçons. Le mot «géopoétique» attire. Il importe quil ne soit pas employé à tort et à travers (du moins par les membres de lIIG), que référence soit toujours faite à un foyer de sens et dintention, tel quil a été exprimé, dune manière succincte, dans le texte inaugural de lIIG que reçoit chaque membre. Lorganigramme est donc le suivant: lIIG est lorganisme englobant. Les groupes se créent à lintérieur de ce champ. Ce sont des unités locales, habilitées à dialoguer avec les instances locales. Cest lInstitut international de géopoétique qui entretient le dialogue avec les instances nationales, voire internationales. Au moment de son adhésion à lIIG, le nouveau membre sera informé de lexistence éventuelle dun centre à proximité de son domicile. Pour le cas où une personne sadresserait dans un premier temps à un des centres de lArchipel, celui-ci devra dabord la diriger vers lIIG. Ceci, encore une fois, pour maintenir la cohérence de lensemble, et pour que chacun(e) soit complètement informé(e) de lorganisation générale et de lenjeu géopoétique. En outre, afin déviter tout dérapage dû par exemple à des changements rapides deffectifs survenant quelque temps après lhabilitation originelle, et, encore une fois, pour maintenir la cohésion de lensemble, un court rapport annuel dactivités sera demandé par lIIG à chaque groupe, ce rapport étant lu à lAssemblée Générale et consigné dans le bulletin dinformation de lInstitut international de géopoétique, le Carnet de bord. Dans les cas, quon peut espérer extrêmement rares, où une déviance importante serait constatée, une habilitation-affiliation pourra être retirée. Kenneth WHITE |